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Le Maroc entre médias et réalité : Analyse approfondie des réalisations du règne de Mohammed VI

Taoufik Ajana

Contexte médiatique et problématique “Le Monde”

À l’été 2025, une série d’enquêtes publiées par le journal français Le Monde sous le titre « L’énigme Mohammed VI » a suscité un large débat au sein du paysage médiatique international sur le parcours du Maroc depuis l’accession du roi au trône en 1999. Le journal s’est concentré sur des allégations principales, incluant le mystère entourant la santé du roi, le retard des réformes et le manque de vision stratégique claire de l’État, tentant ainsi de dresser le portrait d’un pays confronté à l’immobilisme et à des défis structurels. Toutefois, ce récit, bien qu’attrayant médiatiquement, néglige les faits sur le terrain qui démontrent que le Maroc n’a pas été un simple spectateur des événements régionaux, mais un acteur actif dans la gestion des transformations majeures sur un quart de siècle de règne.

Une analyse réaliste montre que le royaume a réalisé des transformations concrètes dans divers domaines, de l’infrastructure et de l’industrie aux énergies renouvelables, en passant par la protection sociale et la diplomatie, reflétant la capacité de l’État à maintenir un équilibre entre économie, politique et société. En contraste avec la simplification de Le Monde présentant la situation comme une « crise interne » ou un « recul du pouvoir », cette enquête propose une lecture approfondie des réalisations concrètes, en déconstruisant les allégations médiatiques et en permettant au lecteur de comprendre les dynamiques réelles de l’État marocain.

L’enquête montre également que le Maroc a maintenu une stabilité politique relative dans une région marquée par de multiples turbulences, grâce à des investissements stratégiques, des projets d’infrastructure majeurs et des programmes de protection sociale sans précédent. Ce système constitue un modèle de gestion méthodique de l’État, où l’équilibre entre réalisations et défis rend l’analyse du royaume aujourd’hui plus crédible que toute narration médiatique externe, confirmant que les faits sur le terrain surpassent les impressions journalistiques en précision et en profondeur.

La santé du roi entre rumeurs et réalité

Le Monde s’est concentré sur la santé du roi Mohammed VI, tentant de la relier à des hypothèses sur une faiblesse du leadership ou une éventuelle crise de succession, donnant à certains lecteurs l’impression d’une menace pour la stabilité de l’État marocain. Cependant, une analyse approfondie des faits révèle que ces allégations sont exagérées et ne reflètent pas la réalité sur le terrain. Les mécanismes institutionnels marocains assurent la continuité de la prise de décisions stratégiques et la gestion quotidienne des dossiers majeurs, même en cas d’absence temporaire du roi, incluant des plans d’exécution clairs et un suivi rigoureux par les bureaux exécutifs et les commissions ministérielles spécialisées, garantissant la dynamique de l’État et l’efficacité du gouvernement.

Le roi préside le Conseil des ministres composé du chef du gouvernement et des ministres, qui délibère sur les questions stratégiques, y compris les projets de loi, les orientations générales du projet de loi de finances, les textes relatifs au domaine militaire, les nominations supérieures dans les administrations stratégiques et la supervision des organes de contrôle financier et administratif. Ce système assure non seulement la continuité des opérations gouvernementales, mais permet également au roi d’exercer un contrôle direct et efficace sur le gouvernement, écartant toute idée d’absence ou de faiblesse du leadership.

Cette organisation constitue un modèle vivant de démocratie institutionnelle, offrant une coordination claire entre les pouvoirs exécutifs et définissant précisément les lignes de responsabilité, avec un suivi aisé de la mise en œuvre des politiques publiques. Les institutions marocaines bénéficient d’une grande flexibilité, leur permettant de répondre aux défis émergents tout en maintenant l’équilibre entre secteurs économiques et sociaux, reflétant une vision stratégique claire et un souci de pérennité de l’action gouvernementale. L’intervention de la monarchie pour orienter les décisions et prioriser les actions crée un modèle unique de continuité et d’efficacité, confirmant la capacité du royaume à relever les défis internes et externes avec la même solidité institutionnelle, même en période de rumeurs ou de circonstances sanitaires exceptionnelles.

Gestion du pouvoir et vision de l’État

Sous la direction du roi Mohammed VI, le Maroc a su surmonter d’importants défis internes et externes, notamment les effets du Printemps arabe et les changements régionaux, sans connaître de déclin politique ou social marqué. Ce succès découle en partie de la vision intégrée de l’État adoptée par le roi depuis le début de son règne, conciliant développement économique, justice sociale et stabilité politique. Par exemple, l’administration générale a connu des réformes complètes incluant la numérisation et la modernisation de l’infrastructure administrative, contribuant à réduire la bureaucratie et à renforcer la transparence, élément clé qui réfute les allégations selon lesquelles les réformes seraient incomplètes ou purement formelles.

De plus, le Maroc a adopté une politique de décentralisation et de coopération entre gouvernement et régions, renforçant la capacité de l’État à mettre en œuvre des projets de développement multiples et équilibrés, notamment dans le Sud et les zones montagneuses éloignées. La monarchie a également mis en place des cadres institutionnels de contrôle et de suivi, garantissant l’équilibre des décisions politiques, économiques et sociales. Des comités de suivi pour les grands projets et des programmes d’évaluation annuelle des performances économiques et sociales ont été créés, reflétant une gestion rationnelle et une approche prospective basée sur la planification à long terme.

En revanche, certaines narrations médiatiques étrangères s’appuient sur des comparaisons partielles ou sur la mise en avant de faiblesses spécifiques, telles que les disparités régionales ou le chômage dans les zones rurales. L’analyse approfondie montre que ces défis ne nient pas les grandes réalisations, mais soulignent la nécessité de poursuivre les programmes de réforme prévus par l’État dans le cadre d’un plan global, combinant modernisation économique, renforcement de la protection sociale et développement des infrastructures, tout en garantissant une stabilité politique durable.

La capacité à combiner stratégies de croissance économique et responsabilité sociale et politique témoigne d’une conscience institutionnelle élevée, confirmant que le Maroc repose sur un ensemble intégré d’organes et de procédures, et non sur le seul roi, assurant une continuité réelle des politiques publiques et la capacité de faire face efficacement aux transformations régionales et internationales. Cette approche méthodique montre que le Maroc possède une vision claire de l’avenir, dépassant les impressions médiatiques superficielles et renforçant la crédibilité de l’État ainsi que sa capacité à garantir une stabilité durable et un développement global.

Investissements économiques : entre réalité et allégations

Les enquêtes de Le Monde ont porté sur ce qu’elles appellent « l’influence économique de l’institution royale », tentant de lier les investissements à des mécanismes de contrôle plutôt qu’à des outils de développement. L’analyse réaliste montre que les investissements de la royauté, notamment via le holding Al Mada, ont contribué directement au renforcement des secteurs vitaux de l’économie marocaine, tels que les banques, l’immobilier, l’énergie, l’industrie et les télécommunications. Le secteur automobile, par exemple, a connu une transformation radicale, faisant du Maroc le premier exportateur de voitures en Afrique, avec des exportations dépassant 150 milliards de dirhams en 2024, reflétant la capacité du royaume à attirer des investissements étrangers et à les intégrer dans les chaînes de valeur mondiales.

En parallèle, le Maroc a attiré des usines de batteries et de véhicules électriques, avec la participation d’entreprises européennes et asiatiques, illustrant une vision stratégique à long terme centrée sur la transition verte et l’innovation industrielle. Ces projets ont créé non seulement des emplois directs, mais également un réseau de fournisseurs locaux, renforçant l’économie nationale et stimulant le développement de compétences techniques spécialisées.

Au niveau régional, les investissements marocains en Afrique subsaharienne se sont étendus aux secteurs bancaire, télécom et distribution, avec la création de centres logistiques et d’usines, contribuant à dynamiser l’économie régionale et à générer des emplois directs et indirects. Ces expansions contredisent l’idée développée par Le Monde d’« investissements à portée symbolique ou centralisée uniquement » et démontrent que la royauté n’est pas seulement un instrument d’influence, mais un levier économique réel soutenant les projets étatiques et renforçant la stabilité économique et sociale à long terme.

En somme, les investissements royaux reflètent une vision globale et équilibrée entre rentabilité économique et objectifs stratégiques du pays, loin des impressions médiatiques qui pourraient présenter le Maroc comme un État dépendant de l’influence plutôt que de l’économie réelle, alors que la réalité sur le terrain prouve la capacité du Maroc à transformer des visions à long terme en projets concrets ayant un impact social et économique tangible.

Transformation sociale et protect sociale

Un autre aspect négligé par le récit de Le Monde est la dimension sociale des transformations au Maroc. L’institution royale ne s’est pas concentrée uniquement sur l’économie ou les infrastructures, mais a placé la réforme du système social au cœur de sa stratégie. L’un des exemples les plus marquants est l’élargissement de la couverture sociale. En peu de temps, le royaume a intégré plus de 10 millions de citoyens dans un système de couverture santé universelle, une transformation qualitative reflétant l’engagement de l’État à faire de la justice sociale une composante centrale du développement global. Ce projet n’était pas une mesure ponctuelle, mais une politique structurée plaçant le citoyen au centre des priorités de l’État, garantissant l’accès aux soins pour toutes les catégories, y compris les agriculteurs, commerçants et artisans, longtemps exclus des systèmes de santé traditionnels.

Les réformes sociales ont également inclus des programmes de soutien ciblés pour les familles vulnérables, tels que des allocations directes pour les veuves et les enfants scolarisés, ainsi qu’un soutien financier pour les ménages à revenus modestes. Ces initiatives visent à réduire les inégalités sociales et la pauvreté, révélant une volonté politique claire de faire en sorte que la croissance économique bénéficie directement au citoyen.

Dans le domaine de l’éducation, l’État a renforcé les programmes d’accès aux écoles, notamment en milieu rural, avec la construction de centaines d’établissements scolaires et la mise en place de transports scolaires et de repas. Ces efforts visent à réduire le décrochage scolaire et à garantir l’égalité des chances, consolidant le principe de justice territoriale et sociale. Parallèlement, le gouvernement a lancé des programmes de réhabilitation des universités et de développement de la formation professionnelle, offrant aux jeunes des perspectives plus larges d’insertion sur le marché du travail.

Cette orientation sociale montre que la monarchie marocaine n’est pas seulement un centre de décision politique ou économique, mais une institution portant un projet sociétal visant à construire une société cohésive capable de relever les défis. Malgré des obstacles tels que la limitation des ressources ou la disparité de la qualité des services entre villes et campagnes, l’intégration de ces défis au cœur des programmes de développement reflète le réalisme de l’État et son souci d’amélioration continue. Contrairement à certaines interprétations médiatiques, la politique sociale du Maroc traduit une vision stratégique à long terme, faisant du citoyen un partenaire dans le processus de développement et non un simple bénéficiaire passif des politiques publiques.

Infrastructures majeures : port de Tanger-Med et train à grande vitesse

Les infrastructures constituent l’un des piliers du succès du Maroc au cours d’un quart de siècle de règne de Mohammed VI, et un élément clé illustrant la capacité de l’État à réaliser des projets stratégiques majeurs ayant un impact économique et social concret. Le port de Tanger-Med, lancé comme projet ambitieux au début des années 2000, est aujourd’hui le plus grand port à conteneurs de la Méditerranée, avec une capacité de manutention dépassant 10 millions de conteneurs en 2024. Ce qui distingue ce projet n’est pas seulement sa taille, mais son rôle dans la transformation du Maroc en plateforme logistique avancée reliant l’Afrique à l’Europe et à l’Amérique, créant des milliers d’emplois directs et indirects et stimulant les investissements industriels et de services dans la région environnante.

Le train à grande vitesse « Al Boraq », reliant Tanger à Casablanca en deux heures et dix minutes, constitue également un changement qualitatif dans le transport et l’économie. Il a non seulement amélioré la circulation des passagers et des marchandises entre les grandes villes, mais a aussi contribué à créer un pôle économique dans le nord du Maroc, à accroître les investissements autour des gares et à renforcer la compétitivité des grandes villes. De plus, le réseau autoroutier et les aéroports modernes ont été étendus, facilitant la connexion entre les grandes villes, stimulant le tourisme et l’investissement industriel, tout en intégrant les régions historiquement marginalisées dans la dynamique économique nationale.

L’analyse réaliste montre que ces projets ne sont pas de simples réalisations symboliques, mais des instruments stratégiques pour un développement global. Leur planification a été effectuée de manière holistique, reliant économie, industrie et services sociaux, renforçant ainsi la croissance économique et réduisant les disparités territoriales. Comparé à ce qu’a présenté Le Monde comme des « projets symboliques », la réalité montre que les infrastructures marocaines constituent une base solide pour une dynamique économique durable et placent le royaume au centre du commerce régional et international, avec un impact clair sur le PIB, l’emploi et le niveau de vie des citoyens.

Énergies renouvelables et transition énergétique

Au cours des deux dernières décennies, le Maroc a connu une transformation qualitative dans le secteur énergétique, en devenant un modèle régional dans le recours aux énergies propres et renouvelables, reflétant une vision stratégique claire pour le développement durable. Le projet solaire Noor Ouarzazate est l’un des plus grands projets solaires au monde, avec une capacité installée d’environ 580 MW, combinant production d’électricité à partir de panneaux solaires thermiques et photovoltaïques. Ce projet n’a pas seulement réduit la dépendance aux combustibles fossiles et les émissions de carbone, mais a aussi développé les capacités technologiques locales et créé des milliers d’emplois directs et indirects, intégrant des fournisseurs et entrepreneurs marocains dans la chaîne de valeur industrielle, illustrant la portée globale du système économique et environnemental.

En parallèle, les projets éoliens et photovoltaïques se sont étendus à plusieurs régions, y compris Tanger, Agadir et Laâyoune, avec l’intégration de technologies de stockage pour assurer la stabilité du réseau électrique et répondre aux besoins des citoyens et de l’industrie. Le Maroc a également commencé à investir dans l’hydrogène vert en coopération avec des entreprises européennes et allemandes, une orientation stratégique ouvrant de nouvelles opportunités d’investissement et positionnant le pays sur la carte énergétique mondiale, reflétant la capacité de l’État à combiner innovation technologique, durabilité environnementale et développement économique.

L’analyse réaliste montre que la transition énergétique marocaine n’est pas un simple slogan médiatique, mais une réalité économique et environnementale tangible, prouvant que l’État agit selon un plan stratégique à long terme, conciliant développement durable, innovation et transformation industrielle. Contrairement aux allégations médiatiques présentant ces projets comme « symboliques » ou incomplets, les indicateurs sur le terrain montrent que le Maroc a considérablement réduit ses émissions de carbone, augmenté la production d’énergie renouvelable à des niveaux record et attiré des investissements internationaux dans le secteur des énergies propres.

De plus, les grands projets énergétiques ont renforcé l’autonomie énergétique du Maroc et réduit la facture d’importation d’énergie, impactant positivement l’économie nationale et sa durabilité financière. La planification stratégique de ces projets, liée au développement de l’infrastructure industrielle et à la recherche et développement, démontre la capacité du royaume à intégrer croissance économique, transition environnementale et innovation technologique.

En conclusion, le Maroc est devenu un modèle régional dans le domaine des énergies renouvelables, alliant ambition nationale et stratégie internationale, et rompant avec l’image stéréotypée que certaines narrations médiatiques ont tenté de promouvoir sur l’absence de sérieux ou le caractère symbolique des grands projets du pays.

Diplomatie marocaine et dossiers régionaux

Sous la direction du roi Mohammed VI, le Maroc a démontré une capacité exceptionnelle à équilibrer les intérêts nationaux avec la diplomatie régionale et internationale. Le dossier du Sahara occidental, que Le Monde a présenté comme un axe de crises continues, illustre la capacité du Maroc à créer des alliances stratégiques et à obtenir des gains diplomatiques. La reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara en 2020 a couronné des années de démarches politiques et diplomatiques réfléchies, suivie du soutien de pays européens et africains à l’initiative d’autonomie, montrant la capacité de l’État à traduire la souveraineté régionale en reconnaissance internationale concrète.

En outre, le retour du Maroc à l’Union africaine en 2017 a replacé Rabat au cœur de la décision continentale, permettant au royaume de jouer un rôle actif dans les questions africaines, économiques et politiques. Ce retour n’était pas symbolique, mais accompagné d’initiatives économiques concrètes, telles que la signature de partenariats dans les secteurs bancaire, des télécommunications et de la distribution, ainsi que des projets de développement dans les infrastructures et les transports. Les visites royales répétées en Afrique subsaharienne reflètent une stratégie intégrée, où la diplomatie économique s’équilibre avec la politique étrangère, renforçant l’influence du Maroc et créant des opportunités de coopération régionale durable.

De plus, la diplomatie marocaine a joué un rôle important dans le renforcement des partenariats avec l’Europe et l’Amérique, notamment dans les domaines du commerce, de l’investissement et de l’énergie. Ce réseau de relations internationales ne repose pas sur des impressions ou la symbolique médiatique, mais sur des projets concrets et une coopération tangible entre États. En définitive, la diplomatie marocaine n’est pas un simple protocole ou exercice médiatique, mais une stratégie globale reliant puissance économique et capacité politique, brisant l’image stéréotypée que Le Monde a tenté de diffuser sur la faiblesse de la vision extérieure du roi et de l’institution royale.

Élite dirigeante et institution royale

Certaines séquences de Le Monde ont insisté sur l’idée de conflits au sein de l’élite dirigeante ou entre l’institution royale et les centres exécutifs, tentant de présenter le Maroc comme un terrain de luttes internes. L’analyse réaliste montre que cette hypothèse ne correspond pas aux faits sur le terrain. Le système monarchique marocain a réussi à établir un équilibre précis entre

En résumé, le Maroc n’est pas seulement un État, mais un modèle vivant de détermination au développement et à la stabilité. Le royaume se distingue par une vision stratégique claire et des institutions cohérentes qui assurent la continuité du progrès sur les plans économique, social et politique. Les réalisations concrètes sur le terrain dépassent toute narration médiatique externe : le Maroc a transformé des plans ambitieux en projets tangibles et des promesses en résultats concrets, reflétant une volonté forte et une gestion déterminée.

Malgré les défis persistants, tels que la réduction des disparités régionales, l’amélioration de la qualité de l’enseignement et l’élargissement des opportunités d’emploi pour les jeunes, le Maroc a démontré une capacité exceptionnelle à transformer ces défis en opportunités de croissance et de renouveau. En fin de compte, le Maroc prouve qu’il est un cœur battant d’innovation et de stabilité dans la région, combinant justice sociale, développement durable et puissance institutionnelle, confirmant ainsi sa position en tant qu’État leader capable d’affronter l’avenir avec confiance et détermination.

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